Le marché aux fleurs et aux oiseaux

Parlons un peu sérieusement pour les fêtes de Noël. Quand la France ôtera-t-elle le nom d’un souverain anglais sur le marché aux fleurs et aux oiseaux de Paris? C’était mon endroit favoris de Paris. On aurait pu l’appeler le marché Platon, le marché d’Archimède ou le nom d’une personnalité qui aura compté dans l’histoire de la France comme Léonard de Vinci ou Delorme, voire même Matisse, Vuillard ou autre peintre fauviste. La France ne manquait pas de personnalités, mais on lui a ôté ce marché de France comme si on lui avait enlevé la Bretagne, comme si l’Allemagne avaient pris l’Alsace et la Lorraine parce que, pour la gauche française, il vaut mieux être le paillasson des anglais ou des allemands que souverain dans son pays. Et bien maintenant, y’a plus qu’à changer le nom de la cathédrale notre dame. Il lui refont la toiture, ils lui refond le cœur, c’est du Hollywood pour lui refaire les fesses. Bientôt il pourront l’appeler la nouvelle cathédrale Kardashian où on chantera Aznavour pour la messe. La France ne se brade plus, elle se donne.

A quoi bon fêter Noël en français et le Noël Allemand n’est qu’un quatrième Reich comme disent les Polonais. A Tours, ils nous ont fait les mariages Chinois. J’ai pas vu encore les noël Chinois, mais à Singapour, c’est tout dans le gigantisme, du noël de barbe à papa. Je n’ai pas envie de fêter noël en anglais, ni même en américain. Je crois que j’ai vu assez de traitres au passé pour ne pas les mettre dans mon futur. Je crois que les américain ont bien fait de ne pas m’adopter. De toute façon je n’étais pas adoptable.

J’ai plein de projets. La nouvelle année va être fantastique. Je suis latino moi. J’ai grandi dans les jardins de la Touraine où les princes parlaient italien, mangeaient italien et construisaient même la renaissance française. J’ai grandi à côté de Leonard de Vinci, des Medicis, j’ai été inspirée par la générosité des campagnes françaises. J’écoutais un reportage sur Thinkerview l’autre jour et j’ai eu une réaction épidermique à écouter Charles Rojzman quand il parle des classes moyennes. Je suis fatiguée de ces gens qui voudraient refaire l’histoire en changeant les faits. Moi j’ai connu des classes moyennes qui avaient de la fierté, de l’amour propre, pour qui le travail bien fait avait du sens, pour qui l’honnêteté avait du sens, pour qui la droiture avait du sens. Je suis fatiguée par les fourbes qui trahissent tout le temps, qui mentent tout le temps, qui travestissent les faits, qui changent la vraie nature des choses pour tout ramener à leur avantage, le fric et toujours le fric. Je vois la société se déshumaniser et devenir moche. S’en est au point que je n’ai plus de joie à souhaiter pour ceux qui ont fait ça, trahir, voler, piller, dilapider. Ce qu’ils rêvent, c’est de décapitations.

Je souhaite que le marché aux fleurs et aux oiseaux redevienne français, avec un nom français ou le nom d’une personnalité qui ait compté pour la France. D’ailleurs, le marché aux fleurs et aux oiseaux était un nom dans lequel tout Paris se reconnaissait, un nom qui était noble, qui rendait à la nature cette place si chérie dans nos coeurs. Si la reine Elisabeth avait eu de la noblesse, elle aurait retenu son appétit de conquête, elle aurait décliné d’apposer son nom sur une place de Paris. Dans mon coeur, elle n’aura même pas eu cette noblesse là. Un souverain qui ne sait pas se donner de limite devient vite envahisseur. Moi, j’attends le jour où le peuple français se réveillera pour les chasser comme on chasse les nuages au dessus de Paris. Ceux qui créée les problèmes ne peuvent pas être la solution aux problèmes qu’ils ont créés et si je regarde jusqu’à l’Antiquité romaine, l’Angle Terre est à la géométrie ce que le Centre est à la France, un point de vue. Moi, je suis Jocondienne de coeur, une banlieusarde qui a grandi au milieu d’un peuple plein de couleurs.