Lettre au Roi de France

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Monsieur,

J’ai choisi ce jour du lundi de P√Ęques pour vous √©crire, parce que la France va mal. J’aimerais que ce jour marque un changement, un renouveau, ce que j’appelle la re-√©volution, la France en mieux, la France plus forte, la France pionni√®re et un rep√®re pour le monde. La France sage, la France patriotique, cette troupe d’illumin√©s fervents qui imaginent les beaut√©s du monde. La France des douceurs gourmandes, l’√©picurisme culturel, le sens du village, le partage, l’entraide, la charit√©, la compassion, l’amour des autres, la dr√īlerie, l’humour, l’esprit de f√™te, le courage des d√©bats, le courage tout simplement, celui de ne jamais renoncer. La France est un formidable pays trop mal aim√© par ceux qui la gouvernent. L’industrialisme est pass√© par l√†. Avec lui la finance et tous ses exc√®s.

La re-√©volution, je l’imagine comme un Gr√©goire de Tours, comme un Saint Bernard, comme un Fulbert de Chartres, avec une vision de la France qui inspire l’harmonie, que le monde voit la France comme un mod√®le de paix, quelque chose de miraculeux, ce sentiment qu’√† bien regarder, les guerres sont inutiles. La France est un p√®lerinage int√©rieur o√Ļ les priorit√©s de la vie deviennent un souffle de vie, ce moteur comme le soleil, qui croit en soi toutes les beaut√©s, les mots, les couleurs, les id√©es, le chant des oiseaux pass√©s hommes, femmes, enfants, un Coeur de France vibrant. J’ai une id√©e de la France, comme un renouveau de l’an mille √† Chartres, carrefour de tous les √©l√©ments, presque une nouvelle religion.

Qui d’autre qu’un Roi pour comprendre que la religion est le pilier de la France de demain, cette philosophie coutumi√®re qui √©tabli les r√®gles et les lois, un regard sur le peuple, une vision du peuple, celle qui cimente un pays, son √Ęme, son caract√®re. La France que je vois est un pays grandi. Ce n’est pas une renaissance ou un n√©o-mysticisme. C’est une cosmogonie. La renaissance est faite pour ceux qui ne veulent pas grandir, rester dans l’ignorance et la superstition, attacher leur croyance √† leur personne et porter l’abis pour masquer la b√™tise, cette part de l’homme qui n’est pas finie. Le n√©o-mysticisme ne fait que changer la couleur des masques comme une r√©novation, c’est un effet de style, presque une tromperie pour maintenir l’homme dans son √©tat primitif, conserver dans le mill√©naire, une image arr√™t√©e.

Moi, je vois la France dans le mouvement, l’enfant devenu sage, cette figure du Roi qui a parcouru l’Ancien R√©gime, puis les R√©volutions. Un Roi, comme Champollion, qui d√©crypte les hi√©roglyphes. Un Roi comme Pasteur qui r√©volutionne la m√©decine, un Roi comme de Gaulle qui lib√®re la France, une figure immortelle. Un Roi qui incarne l’√©volution, le temps long jusqu’√† demain, cette figure du p√®re qui rassure ses enfants, qui les am√®ne √† dialoguer, qui veille √† ce qu’aucun n’exc√®de l’autre, √† ce que l’harmonie fabrique cette famille qu’est la nation, la patrie, cette autre figure du Roi. Cette autre figure du Moi que les fran√ßais incarnent dans leur diversit√©, cette fibre int√©rieure qui rayonne du sentiment d’√™tre fran√ßais. Comme aimer est un verbe, √™tre fran√ßais, c’est exister.

Le parlement fran√ßais ne convint plus personne car les parlementaires se parlent entre eux, partisans et contre-partisans, une cha√ģne de m√©dias transmet au peuple la version filtr√©e de longues s√©ances, ce ne sont m√™me pas des d√©bats. Ce sont ensuite les ministres qui interpr√®tent la parole du peuple, parfois dans l’extr√©misme de leur fonction. Certains sont des ayatollah, d’autres des pr√™cheurs passionn√©s ou bien encore des moines r√©sign√©s et sans foi. Ce sont pourtant eux qui font les lois. Le Pr√©sident pr√©side et dans l’ignorance de sa fonction, il s’imagine m√™me √™tre Roi.

Pourtant avant d’√™tre celui qu’on √©coute, le Roi est avant tout celui qui √©coute car c’est √† lui que les parlementaires devraient parler, non pas d√©put√©s d’une r√©publique, les parlementaires sont des portes voix, maires, associations, professeurs, scientifiques d’une nation dont la politique est multiple, villes campagnes, montagnes, zones c√īti√®res. La France ne se r√©sume pas √† l’unit√©, c’est une math√©matique, c’est une √©quation, c’est une trigonom√©trie dont les ratios se calculent √† l’√©quilibre et l’harmonie entre tous. C’est un partage sous le m√™me soleil, le m√™me ciel, la m√™me terre. C’est un monde habit√©. C’est un Royaume dont la figure de l’ancien veille √† maintenir un standard qui est le Saint du Saint, la sacralit√© de la justice, de ce qui est juste, de ce qui para√ģt bien, de ce qui apporte le bienfait.

Le Roi est celui par qui l’amour des uns envers les autres existe, il est le gardien d’un id√©al humain, il en est le sauveteur permanent, il est entour√© d’une cour de sages, scientifiques et philosophes, ceux qui raisonnent par del√† le Roi, par del√† le Moi, par del√† toutes choses. Les penseurs de la chose cosmique ne sont ni financiers, ni industriels, ni m√©decins, ni pharmaciens, ni militaires ou explorateurs. Ils sont des observateurs et les illumin√©s de la conscience collective, ceux pour qui la libert√© fait religion, parce que la libert√© est le chemin de leur √©cole. Ils n’ont pas de parti, ils ne font pas de politique, il est admis qu’ils changent d’id√©es, il est m√™me admis qu’ils admettent plusieurs id√©es, voire qu’elles s’opposent, parce qu’ils ne s’identifient pas √† l’id√©e, ils ne s’identifient ni au Roi, ni au peuple, ni m√™me √† l’id√©e de l’humain, mais leur s√©r√©nit√© d’esprit les approche de l’id√©e qu’est le soleil, bon et g√©n√©reux.

La France est un pays de traditions, pourtant, nous savons tous qu’il nous faudra changer, inventer quelque chose de nouveau, un mod√®le nouveau. Si j’√©tais sage, j’essayerais d’influencer Votre Altesse sur les id√©es qui me trottent dans la t√™te, l’√©cole, le patrimoine, la for√™t, la chasse, l’agriculture alimentaire, l’agriculture industrielle, la m√©decine, le logement, l’accompagnement des personnes √Ęg√©es, l’accompagnement des d√©linquants, la prison, l’arm√©e, la lutte contre le terrorisme. D’ailleurs, je devrais commencer par cela. Il n’y aura pas de salut sans quelque chose de nouveau.

Le terrorisme

Le terrorisme na√ģt d’un sentiment de faiblesse o√Ļ faute d’√™tre compris, des individus favorisent la violence, faire peur, intimider voire commettre des actes criminels. Le terrorisme r√©v√®le les faiblesses de l’√©tat, non pas la r√©pression d’√©tat, mais plut√īt le dialogue, le manque de dialogue qui conduit au terrorisme. Tout ce qui suit devrait permettre d’√©loigner le terrorisme, motiver les personnes √† se faire entendre par la voix du dialogue.

La prison

Les prisons fran√ßaises regorgent de personnes qui n’y ont pas leur place. La prison devrait seulement servir √† contenir les personnes que la soci√©t√© ne peut pas contenir d’elle-m√™me, c’est √† dire prot√©ger la soci√©t√© du danger de personnes qui ont de v√©ritables pathologies, les personnes qui tuent par perversion, par vice, les personnes qui ont des addictions comme le sexe ou la drogue, les personnes qui ont des troubles comportementaux comme les criminels en col blanc qui n’ont pas une compr√©hension soci√©tale du pays et qui entretiennent des comportements mafieux. Tous les autres devraient √™tre √©duqu√©s, c’est-√†-dire contenus dans un environnement carc√©ral ouvert mais contraignant. L’arm√©e et les centres d’√©ducation devraient servir √† cela.

Les prisons devraient √™tre class√©es graduellement et les prisonniers devraient d’eux-m√™mes en faire le choix, c’est-√†-dire m√©riter la possibilit√© de choisir, et donc am√©liorer leur comportement. On ne peut pas permettre √† des prisonniers d’am√©liorer leur comportement dans un environnement carc√©ral o√Ļ les criminels vivent entre eux, o√Ļ la loi du plus fort √©tablit les r√®gles puis penser qu’en sortant de prison ils aient chang√©. Il faut progressivement filtrer le caract√®re des prisonniers par un environnement carc√©ral qui leur permette de se soigner, c’est-√†-dire √™tre accompagn√©s m√©dicalement, psychologiquement et moralement, puis cr√©er des conditions de travail et de vie en soci√©t√©.

Pour classer les prisons graduellement, je d√©finirais deux premi√®res cat√©gories, les prisons d’√©tat et les prisons d’entreprise. Ces deux cat√©gories sont elles-m√™mes class√©es en trois cat√©gories, les prisons de la m√©tropole, les prisons de l’outre mer et les prisons de l’√©tranger. Le fait de faire entrer le priv√© dans l’univers carc√©ral permettrait ensuite de classer les prisons par cat√©gories de m√©tiers, les m√©taux, le bois, les routes, l’entretien, l’informatique, la cuisine, l’agriculture, etc… C’est en changeant et en am√©liorant leur comportement que les prisonniers √©voluent dans cet univers o√Ļ ils acqui√®rent progressivement la possibilit√© de choisir, donc de postuler. Le travail paye les dettes que les criminels ont √† l’√©gard de leurs victimes par le biais des entreprises et de l’√©tat.

La privation de libert√© est la r√®gle de chaque prison mais cette privation de libert√© peut √™tre am√©nag√©e pour prot√©ger les familles, et m√™me √©duquer les familles. Les individus seuls, s’ils sont √©duqu√©s par le syst√®me carc√©ral, ne peuvent pas se retrouver seuls √† leur sortie de prison. Il faut donc cr√©er un environnement qui permette de garantir une s√©curit√© et une paix sociale. Les violeurs, les p√©dophiles, les criminels du sexe ne devraient jamais retrouver de libert√© totale. Les voleurs et les criminels en col blanc sont des gens qui ont acquis une connaissance des techniques criminelles, ce n’est donc pas quelque chose qui puisse √™tre r√©√©duqu√©. L√† aussi, ce sont des personnes qui doivent subir un contr√īle permanent, non pas coercitif mais plut√īt incitatif, comme un rappel √† la loi, voire m√™me, la participation √† la veille contre d’autres crimes.

La prison, ce n’est pas l’enfer, c’est le purgatoire, cette marque d’illusion que la paradis existe encore √† celui qui sait le chercher, celui qui fait l’effort d’analyse et d’expiation en apprenant les r√®gles de vie en soci√©t√©, ce que la vie, la soci√©t√© elle-m√™me parfois ne permet pas de comprendre. La prison ne devrait pas √™tre un lieu de r√©sidence o√Ļ les habitudes s’installent pour rester. Cela devrait √™tre un lieu de passage, d’apprentissage et d’am√©lioration des traits de caract√®re. Un condamn√© ne devrait pas conna√ģtre la prison, mais les prisons, toutes diff√©rentes, toutes motiv√©es par des exp√©riences nouvelles et parfois contradictoires o√Ļ la libert√© en question devient le graal d’une vie. Rester libre est un chemin de pens√©e qui passe par les exp√©riences de vie. La s√©gr√©gation est parfois le seul chemin possible.

L’arm√©e

Certains crimes sont le r√©sultat d’un chemin social perturb√©, contexte familial, religieux, situation civile, immigration, ch√īmage, enfance, divorce, exc√®s d’√©motions, infantilisation, voire m√™me contexte trop favoris√© et pr√©serv√© √† l’exc√®s. Certains crimes posent de graves probl√®mes √† la nation, victimes, pertes de b√©n√©fices, dynamique froiss√©e et progressivement mise √† l’arr√™t. Certaines zones urbaines sont devenues des d√©serts √† cause d’une criminalit√© d√©brid√©e, ou d’un √©litisme r√©actionnaire. Certaines situations sont m√™me manipul√©es de l’ext√©rieur, instrumentalis√©es contre les int√©r√™ts de la nation, et je pr√©cise bien la nation, je ne mentionne pas l’√©tat.

De telles situations o√Ļ la criminalit√© s’organise n√©cessite une r√©ponse arm√©e, l√† encore pour les int√©r√™ts de la nation, non pas les int√©r√™ts de l’√©tat. Une arm√©e apolitique, la√Įque et ind√©pendante devrait enqu√™ter, informer, prendre en charge les d√©linquants, leurs r√©seaux et mettre en place les mesures pr√©ventives pour la s√©curit√© de la nation. Cette arm√©e sp√©ciale et sociale √† fois devrait √™tre associ√©e au milieu carc√©ral des prisons pour cr√©er des situations de formation par le travail, “in and out”, mais dans chaque cas, sous forme de mission.

Cette arm√©e sociale devrait √™tre plac√©e sous la responsabilit√© de l’arm√©e r√©guli√®re aupr√®s de laquelle elle doit rendre des comptes, c’est-√†-dire que l’arm√©e sociale vient jouer le r√īle de tuteur aupr√®s des d√©linquants et se porte responsable de leur parcours au sein de l’arm√©e. L√† aussi, les criminels se voient progressivement donn√©s le choix de progresser et de s’instruire, c’est √† dire que l’instruction est tol√©r√©e tout au long du parcours, mais la validation dipl√īmante est elle conditionn√©e √† l’effort du vivre en commun.

Comme c’est le cas avec la l√©gion, le transfert vers l’arm√©e r√©guli√®re est possible mais conditionn√© au nombre d’ann√©es et de missions correctement remplies sur le terrain. L’arm√©e r√©guli√®re n’est pas un camp de vacances pour des boys scouts adultes. L’arm√©e est un environnement de vie o√Ļ la coercion est collectives lors des sorties et dans la vie de famille. Ind√©pendamment de la religion, c’est l’esprit de groupe qui coerce toutes les pulsions criminelles.

A la diff√©rence de la prison, l’arm√©e sociale et l’arm√©e r√©guli√®re permettent de fonder une famille, d’avoir un logement ind√©pendant, de se fixer dans l’espace et le temps et de promettre √† ses enfants un avenir meilleur. L’effort de vivre sous coercion permanente est r√©compens√© par un cadre de vie plus stable et plus serein pour la famille.

L’accompagnement des d√©linquants

A leur sortie de l’arm√©e sociale o√Ļ d√©linquants et criminels se c√ītoient, certains retrouvent une libert√© contr√īl√©e. Pour cela, les stages aupr√®s de la police, des pompiers, des agents municipaux, des confr√©ries professionnelles permettent de remplacer le cadre militaire par un cadre civil ou associatif qui coerce les personnes par l’environnement social qui est cr√©√©. Au sein des entreprises, des groupes de travail sp√©cifiques sont form√©s et soutenus par l’√©tat de mani√®re √† cr√©er un environnement adapt√©. Cela permet notamment de soutenir les petites entreprises tout en apportant des aides financi√®res, techniques et logistiques, lesquelles entreprises peuvent m√™me s’organiser en r√©seaux pour le pr√™t de main d’oeuvre, de mat√©riel, pour les formations, pour l’organisation d’√©v√®nements qui b√©n√©ficient √† tous les salari√©s. Lieux de vacances financ√©s par l’√©tat, lieux de formation financ√©s par l’√©tat, salons professionnels ouverts au public financ√©s par l’√©tat, l’id√©e √©tant de sensibiliser le public au r√īle qu’il peut jouer pour lutter contre les d√©linquances de toutes sortes, √† commencer par les salari√©s non d√©linquants des entreprises qui peuvent b√©n√©ficier de mesures incitatives.

C’est le rapprochement entre le public et l’arm√©e sociale, qui n’est pas une police, qui permet de pr√©venir et d’emp√™cher la d√©linquance. L’arm√©e sociale est ralli√©e aux entreprises, aux √©coles, aux centres d’art, aux groupes religieux et associatifs agr√©√©s pour veiller √† une paix durable.

Le logement

On se rend compte que la prison, l’arm√©e et l’accompagnement de la d√©linquance sont tous des lieux de vie encadr√©s. Parmi les personnes de bonne foi, non criminels et sans addiction pour la d√©linquance, il y a aussi parfois des personnes qui s’adaptent mal √† la soci√©t√©. Certains s’isolent et s’appauvrissent, devenant d√©pendants des aides sociales telles que le ch√īmage, les aides au logement ou les aides alimentaires. Pour lutter contre cette forme de d√©pendance, il faut cr√©er un environnement adapt√© o√Ļ le travail et le logement sont encadr√©s de mani√®re moins coercitive qu’√† l’arm√©e, mais en donnant des r√®gles et un syst√®me de r√©compense.

Inspir√© du syst√®me am√©ricain des “maker space”, des entreprises priv√©es et agr√©√©es par un label ISO 26000 sur la responsabilit√© sociale pourraient se charger de cr√©er des villages coop√©ratifs o√Ļ chaque village est am√©nag√© en quartiers et chaque quartier reli√© √† des groupes de travail, designers, petites entreprises, fabricants de meubles ou de d√©cors, artistes, couturi√®res, agriculteurs bio, toutes sortes de m√©tiers dans lesquels il est possible de cr√©er diff√©rentes cat√©gories de m√©tiers tels commis, assistants, surveillants, r√©ceptionniste, gardien de galerie, s√©curit√©, ouvrier agricole, toutes sortes de m√©tiers de services marketing, m√©dias sociaux, annexes aux m√©tiers de fabrication. Tous, ind√©pendamment de leur activit√© dans le village, sont associ√©s en coop√©rative de mani√®re √† mobiliser toutes les √©nergies, motiver, exceller et √©lever la France vers le haut.

C’est mon projet de SAB Center d√©velopp√© aux Etats-Unis, l’occasion pour moi de souligner l’importance de la pr√©sence fran√ßaise √† l’international et notamment aux Etats-Unis. Pour donner envie au monde d’aimer la France, il faut que les fran√ßais soient ambassadeurs d’une culture du bien vivre ensemble, toutes cat√©gories confondues, toutes classes sociales confondues. A quoi bon ne faire que des v√™tements, des sacs √† main, des chaussures ou des parfums pour les riches que les fran√ßais ne peuvent pas s’offrir. Le vrai luxe fran√ßais, c’est de pouvoir, en √©tant classe moyenne, s’habiller mieux que partout ailleurs, faire envie de croire que la France est riche et qu’aller en France, c’est s’√©lever. C’est aller dans un Air B&B et d√©couvrir des meubles d’artisans, des chemin√©es d’artisans, des jardins d’artisans paysagers. C’est aller √† la ferme et aux del√† des mati√®res premi√®res, d√©couvrir un savoir faire qui fasse r√™ver, qu’en retour, dans les supermarch√©s, le go√Ľt de France soit exceptionnel.

Petites et grandes entreprises ne devraient pas se confronter, se concurrencer ou se combattre. D√©velopper l’esprit d’un artisanat de pointe, outill√© de machines modernes, pens√©es, construites et commercialis√©es en France, c’est redonner √† la France ses lettres de noblesse. C’est d√©mocratiser l’esprit d’entreprise et d’innovation, inventer pour aller vers le progr√®s o√Ļ l’industrie est au service du peuple et pas l’inverse. Aujourd’hui, les industriels se sont accapar√©s un bien commun qui est l’outil, largement co-financ√© par l’√©tat et dans le but d’accaparer l’objet de la finance.

La construction de logements, qui est avec l’agriculture la forme d’industrie la plus stable, devrait permettre de red√©finir l’objet du travail, l’objet de l’outil et les moyens de le financer. L’accompagnement des deux secteurs industriels de la construction et de l’agriculture devrait permettre de remettre l’innovation au cŇďur des fran√ßais, accompagner la recherche, le d√©p√īt de brevets, la coop√©ration inventeurs/entreprises et la cr√©ation ou le d√©veloppement d’entreprises. Ces deux secteurs devraient permettre d’influencer au travers le monde dans les secteurs de l’√©nergie, de l’√©lectronique, de la finance, du social, de l’aide au d√©veloppement, de la coop√©ration, dans le domaine des arts, des langues, de la culture et finalement des valeurs humaines pour un monde meilleur.

Que ferait un Roi d’un pays d√©linquant, mal log√©, voire m√™me abattu de ne pas pouvoir se loger, se nourrir et de vivre parmi les autres, en bien. La d√©mocratie cr√©e des majorit√©s, mais elle ne cr√©e pas la justice sociale, la premi√®re desquelles est le logement, la possibilit√© de se nourrir et d’√™tre en bonne sant√©. Les vrais joyaux de la couronne sont le bonheur, la foi et la bienveillance qu’un peuple porte sur ses √©paules, le rayonnement d’un oc√©an d’individus qui se tiennent la main. Le Roi n’est que le gardien de la long√©vit√© de ce tr√©sor et c’est beaucoup, car c’est l’honneur gagn√© par la confiance de croire qu’une royaut√© a √©t√©, reste et sera toujours possible.

L’accompagnement des personnes √Ęg√©es

L’√Ęge de la retraite, c’est l’√Ęge de faire ce que l’on veut, travailler ou pas et sans contrainte, c’est √† dire que l’√©tat agr√©√© d’aider les retrait√©s √† am√©nager leur temps de vie. Il y a chez les retrait√©s des jeunes et des moins jeunes, parfois m√™me des vieillards. L’√Ęge de la retraite devrait √™tre celui o√Ļ l’√©tat garantit une s√©curit√© absolue sur le logement, la nourriture, la sant√©, les aides n√©cessaires aux t√Ęches quotidiennes, les transports, les activit√©s, l’occupation du temps libre. La retraite est un mod√®le social en soi, mais de la m√™me mani√®re que l’on d√©finit une soci√©t√© √† la mani√®re dont elle traite ses animaux, on d√©finit aussi une soci√©t√© √† la mani√®re dont elle traite ses retrait√©s, leur jeunesse, leur √Ęgisme, leur sagesse d’anciens, leur exp√©rience, leur r√īle social, leurs souvenirs, leurs r√īles de parents et de grands-parents, leurs faiblesses aussi, leurs jacasseries, leurs jalousies, leurs comp√©titions, leur ennuis, leurs petits tracas.

L’√Ęge de la retraite, c’est comme l’adolescence. Trop t√īt, cela s’appelle de la pr√©cocit√© et cela peut conduire √† des troubles √† l’√Ęge adulte. Trop tard, cela s’appelle de l’immaturit√© quand les jeunes arrivent dans la vie sans rien avoir appris de la jeunesse, de l’endurance, de l’ambition et de l’esprit sportif. A l’√Ęge de la retraite, cela s’associe plut√īt √† une forme de fatigue morale o√Ļ la d√©pendance aux aides sociales devient un handicap. Hors, cette forme de handicap est stigmatis√©e par la soci√©t√© parce qu’elle est visible. Le d√©clin est visible. Les maladies sont visibles et cela affecte toutes les g√©n√©rations, enfants et petits-enfants.

Il faut donc penser la retraite comme un apprentissage o√Ļ donner, c’est recevoir, c’est-√†-dire mettre en place les structures d’accompagnement vers la retraite o√Ļ l√† encore, les entreprises peuvent b√©n√©ficier de cet accompagnement l√†. Pr√™t de salari√©s, formations des plus jeunes par les plus anciens, mises aux normes, innovation, recherche et d√©veloppement, etc… La pr√©-retraite peut √™tre un changement de carri√®re d√©cid√© vers un emploi moins fatigant, puis la retraite peut devenir un choix parce qu’√† l’image d’un jeune √† 18 ans, la retraite est le temps de la sagesse, continuer ou s’arr√™ter, mais dans tous les cas avoir le choix parce que l’√©tat est l√†, les autres sont l√†, le peuple est l√† pour penser le bien commun.

Plus que l’√Ęge de la retraite, ce qui importe vraiment, c’est de donner aux retrait√©s le d√©sir de vieillir en France, l√† o√Ļ l’objet de leur retraite permettra de financer les logements, les services, les taxes et toute une partie de l’√©conomie du pays. Repousser l’√Ęge de la retraite, c’est appauvrir les retrait√©s et avec eux tous ceux qui en d√©pendent, m√©decines parall√®les, soins de sant√©, habillement sp√©cialis√©, accompagnement aux personnes √Ęg√©es, alimentation sp√©cialis√©e, voyages et accompagnement, qualit√© de vie. En d’autres mots, cela s’appelle le d√©clin ce qu’un pr√©sident peut sans doute se permettre dans l’√©ph√©m√©rit√© de sa puissance mais ce qu’un Roi ne peut pas dans la long√©vit√© de son Royaume, car le d√©clin des personnes √Ęg√©es n’est que l’annonce d’un d√©clin total. L’instinct de survie d’un peuple est de lutter contre l’autorit√© qui le nie.

L’agriculture alimentaire

Nous avons vu qu’entre les prisonniers, les militaires, les d√©linquants et les retrait√©s, une large portion de la soci√©t√© d√©pend de la nourriture collective. A toutes ces cat√©gories, je voudrais rajouter les enfants pour lesquels une nourriture saine permet de garantir une meilleure qualit√© de vie. Il faut √īter le pouvoir aux m√©decins et redonner le pouvoir aux agriculteurs bio, ceux qui conditionnent leur agriculture √† une forme d’√©thique pour la protection de la nature, des esp√®ces, de l’eau, de l’air, de la terre, mais aussi des individus qui se nourrissent sur le bio. La nourriture bio ne devrait pas n’√™tre qu’une possibilit√©. Cela devrait √™tre un devoir de l’√©tat de permettre une nourriture √©quilibr√©e et saine, respectueuse de l’environnement. L’agriculture industrielle devrait √™tre l’exception, c’est √† dire nourrir la partie la plus rassasiante du repas, comme le pain, le riz, les p√Ętes, les pommes de terre, certaines formes de haricots ou de lentilles, les patates douces, les rutabagas, les carottes, les betteraves, les choux, la viande, les oeufs, le poisson, tout ce qui demande une cha√ģne de contr√īle de qualit√© ou de transformation industrielle. Toutes les formes de nourriture industrielle devraient √™tre strictement limit√©es et r√©glement√©es pour permettre √† l’agriculture bio de se d√©velopper, pour pr√©server la sant√© et la vie.

La France est un pays dont la gastronomie est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette inscription au patrimoine mondial b√©n√©ficie √† diff√©rents secteurs industriels comme le tourisme, la production d’alcools, de fromages, de mets d√©licats et r√©gionaux. Le tourisme alimente les transports, l’h√ītellerie, la restauration, la bagagerie, le sport, les produits de beaut√© et toutes sortes de produits sp√©cifiques comme les v√™tements, les bijoux ou les m√©decines douces. L’alimentaire est le bien culturel le plus universel des fran√ßais, mais si on ne maintient pas cette culture, elle se perdra. Il est donc essentiel de donner le bon go√Ľt et les bonnes mani√®res aux enfants. Il est √©galement essentiel de maintenir le bon go√Ľt chez les √©tudiants, leur donner le go√Ľt de continuer dans la vie et d’acheter ce qui est le mieux pour leur sant√© et leur qualit√© de vie. L’agriculture bio devrait √™tre sur toutes les tables collectives, √©coles, universit√©s, restaurants d’entreprise et bien s√Ľr cela demande beaucoup d’efforts logistiques √† l’√©chelle de la France, mais cet effort est aussi un service, donc des m√©tiers que les entreprises peuvent financer.

La gastronomie, la gestion d’un budget culinaire, la sant√© culinaire chez l’enfant, l’adulte et l’adolescent sont des disciplines qui devraient √™tre enseign√©es au coll√®ge puis plus tard au lyc√©e. Un enfant doit apprendre tr√®s t√īt √† reconna√ģtre ce qui est bon pour lui et donc introduire des programmes de sensibilisation d√®s la maternelle. Quitte √† manger des bonbons, autant apprendre √† faire des bonbons et pourquoi pas cultiver le jardin pour cuisiner ensemble. La cuisine en collectivit√© √©tait jadis une activit√© familiale, de groupe, le moteur d’une √©ducation sociale o√Ļ les valeurs s’apprennent collectivement tel que le respect, la patience, la bonne humeur, la politesse, le civisme, la conversation, les valeurs morales et un certain sens du besoin √† renouveler les exp√©riences collectives √† l’inverse de l’isolement.

Plus encore, contre toutes les contraintes qui pourraient √™tre associ√©es √† la taille des logements, il faut d√©velopper des aires de cuisine pour faire la f√™te, des aires de barbecue, des aires de commerce alimentaire temporaire o√Ļ n’importe qui peut s’improviser le chef ou le marchand d’un jour. Confitures, g√Ęteaux, conserves, sont des produits que les “makers spaces ” peuvent aider √† fabriquer dans le respect des r√®gles sanitaires pour les commercialiser. On le voit, la politique des logements et l’accompagnement des personnes √Ęg√©es peut aider une industrie d’artisans √† se d√©velopper dans la gastronomie.

L’agriculture industrielle

L’agriculture industrielle autre que l’alimentaire devrait √™tre strictement r√©glement√©e pour ne pas empi√©ter sur tout ce qui est alimentaire et for√™ts. La production d’√©thanol par exemple devrait √™tre conditionn√©e √† l’absence de pesticides, la r√©gulation et la limitation en eau, puis le renouvellement des sols. Seules les jach√®res devraient √™tre tol√©r√©es dans le but d’enrichir les sols, non pas les appauvrir. Certaines zones d’agriculture industrielle devraient √™tre labellis√©es zones de chasse, c’est-√†-dire en permettant la cohabitation des esp√®ces sauvages, l’observation, le contr√īle et le pr√©l√®vement.

La forêt

La for√™t est un sujet chevaleresque, devenu tabou et surtout tr√®s corrompu. Le Roi devrait en √™tre le gardien mais comme on garde un pur sang, avec immens√©ment de respect pour ramener l’ordre, la coh√©sion, la justice et le droit, permettre √† l’industrie bois fran√ßaise de se r√©volutionner et s’il le faut, cr√©er cette r√©volution. La fili√®re bois est d√©ficitaire ce qui est un non sens √† la logique tant la France pourrait faire mieux pour r√©sorber le d√©ficit et pour cr√©er un revenu industriel. L√† encore, le logement peut apporter de l’innovation, apporter des solutions financi√®res p√©rennes et fructifiantes pour am√©liorer le revenu foncier, am√©liorer le revenu industriel de la premi√®re transformation du bois, am√©liorer les conditions commerciales en France et √† l’√©tranger, reprendre la souverainet√© sur les choix et les d√©cisions strat√©giques, puis am√©liorer les conditions de travail de la deuxi√®me transformation du bois.

D√©velopper la fili√®re bois, c’est aussi d√©velopper toute la cha√ģne industrielle de l’outil et apporter une concurrence aux Allemands qui eux-m√™mes imposent la concurrence sur de tr√®s nombreux secteurs souverains. La France doit fabriquer ses outils et surtout cr√©er les conditions de la cha√ģne de d√©cision qui va de l’artisan au produit fini tout en facilitant la coop√©ration d’entreprises et en prot√©geant l’innovation par des brevets, par le secret de fabrique, par les normes, par les marques, par les dessins et mod√®les, par certaines standardisations. La France b√©n√©ficie d’avantages industriels remarquables qu’elle n’exploite pas. Hors la fili√®re bois est d√©ficitaire parce qu’elle souffre du vide, lequel est aujourd’hui combl√© par les fonds de pension √©trangers qui contribuent √† piller et d√©valoriser le pays.

Il faut un Roi pour reprendre le r√®gne, y apporter la l√©gitimit√© d’entreprendre localement en France et pour le bien collectif des fran√ßais. Il faut un ordre moral pour prot√©ger les int√©r√™ts de la nation, combattre la trahison qui s’est install√©e dans l’√©tat, qui favorise les entreprises √©trang√®res et qui pille les ressources fran√ßaises. Il faut un Roi pour apporter un sceau souverain √† tout ce qui est for√™t, prot√©ger les territoires ruraux et surtout l’industrie rurale, gage d’une vie engag√©e de terroir, l’esprit d’entreprise unique qui fermente dans les villages pour cr√©er du go√Ľt, de la beaut√©, de la joie, de la richesse.

La chasse

La chasse est aujourd’hui d√©tourn√©e de son v√©ritable r√īle pour devenir l’app√©tit d’une classe de gredins, pilleurs, menteurs, abuseurs, profiteurs, voleurs, petits soldats de la mafia d’√©tat. Il faut un Roi pour les stopper. Il faut un Roi pour √©tablir les r√®gles d’une activit√© qui n’a rien de sportif. Donner la mort n’est pas un sport et √† moins d’√™tre priv√©e, la for√™t n’est pas un club de foot o√Ļ les joueurs pourraient librement se faire un match sur le terrain communal au frais de la collectivit√©. Tout a un co√Ľt, les espaces, leur entretien, la pr√©servation des esp√®ces animales, l’accroissement des for√™ts, la pr√©servation de tous les produits forestiers non ligneux, la viande, les champignons, les plantes m√©dicinales, le bois mort, le bois coup√©, les chemins, la pr√©servation de l’eau, la propret√© des for√™ts, les petits arbres qui poussent, les insectes, les petits mammif√®res, les oiseaux.

La science elle aussi √† un co√Ľt, la recherche, le d√©veloppement de produits, la cr√©ation d’une √©conomie sur l’une des mati√®res premi√®res les plus dense de notre territoire. L’industrie bois aujourd’hui en France embauche plus que l’industrie automobile et c’est peu comparativement √† l’usage des sols. Hors la chasse pille aujourd’hui une ressource qui devrait √™tre valoris√©e, la viande, les champignons, les plantes, le bois, les promenades, les activit√©s payantes, les activit√©s scolaires, les activit√©s estivales, et surtout, surtout, les vraies activit√©s sportives comme la marche, le cano√ę, les jeux d’orientation, le cheval, la course √† pieds.

La chasse devrait devenir professionnelle, c’est-√†-dire que les chasseurs sont s√©lectionn√©s, pay√©s, contr√īl√©s, not√©s et labellis√©s. Le produit de la chasse est quantifi√©, contr√īl√©, vendu pour contribuer √† la formation des jeunes, aux m√©tiers, √† la recherche, √† l’entretien des espaces. Il n’y a plus de cotisations revers√©es aux agriculteurs dans la mesure o√Ļ la classification en “perte” des d√©g√Ęts caus√©s par la faune sauvage est une erreur. Le terrain nu ne rapporte rien, et pourtant la faune sauvage le parcourt. Le paysan exploite un terrain nu sur lequel il g√©n√®re un revenu. Ce qui passe aujourd’hui en “pertes” et qui est compens√© par les chasseurs doit en r√©alit√© passer dans les co√Ľts d’exploitation puisque de toute fa√ßon, l’agriculteur g√©n√®re un revenu qu’il n’avait pas sur un terrain nu. L’√©tat peut soutenir les agriculteurs en garantissant une tarification qui est prot√©g√©e par l’√©tat sur les march√©s, mais l’√©tat ne devrait pas payer pour soi-disant compenser une chose qui de toute fa√ßon se traduit en revenu.

Le produit de la chasse doit devenir un produit alimentaire tout comme les produits forestiers non-ligneux, champignons, glands, baies, doivent devenir des produits √† caract√®re commercial sur lesquels des entreprises g√©n√®rent des b√©n√©fices et sur lesquels l’√©tat per√ßoit des imp√īts. La chasse professionnelle en parall√®le d’une industrie du bois r√©volutionn√©e permettrait de r√©tablir une retraite √† 60 ans et d√©velopper l’ensemble des services pour accompagner les retrait√©s. Plus d’entreprises permettrait de cr√©er plus d’emplois salari√©s, donc une jeunesse mieux employ√©e et plus ind√©pendante pour investir et fonder une famille. Par ailleurs, cela permettrait de revaloriser le type d’emplois ruraux par une meilleure √©ducation et une meilleure r√©partition des ressources sur l’ensemble du territoire national.

Il est reconnu que la pr√©sence de dipl√īm√©s en milieu rural permet de d√©velopper un tissu √©conomique plus riche, √©coles, √©piceries, activit√©s culturelles, petits commerces, mais cela permet √©galement de justifier d’une pr√©sence militaire pour d√©centraliser l’arm√©e et reconstruire les territoires ruraux, leur artisanat, leur patrimoine architectural. La d√©mocratie, c’est de permettre l’√©galit√© des chances √† ceux qui le souhaite, donc lutter contre une aristocratie embourgeois√©e, √©litiste et sectaire. La d√©mocratie, c’est de cr√©er des √©coles de la ruralit√© et d’offrir des chances √©gales quel que soit le milieu socio-professionnel puis remettre l’excellence au cŇďur des programmes scolaires en ouvrant des biblioth√®ques et en cr√©ant une √©ducation structur√©e, stabilisante, √©panouissante, riche.

Le Roi est le garant d’une morale dont l’administration est souveraine, c’est-√†-dire pour le peuple et par le peuple. L’aristocratie qui est l’oeuvre de l’ancien r√©gime n’est plus qu’une aristocratie d’entreprise o√Ļ le nom, la marque, le statut et les biens sont transmissibles entre a√Įeux, mais sans aucun lien avec l’√©tat qui en dehors des entreprises class√©es d’utilit√© publique comme l’√©nergie et l’eau, garantit la totale ind√©pendance du secteur priv√©. Au del√† de l’enrichissement personnel de l’aristocratie des grandes, petites et moyennes entreprise, l’administration de l’√©tat taxe les entreprises dans le but de contribuer √† la s√©curit√© et au bien de tous, retraites, s√©curit√© sociale, pr√©servation du tissus industriel et des emplois, c’est √† dire dans l’int√©r√™t de tous les fran√ßais pour pr√©server les emplois dans les entreprises connexes, l’innovation, le secret de fabrique, la client√®le et l’ensemble des m√©canismes d’entreprise.

Le patrimoine architectural

Qu’il soit industriel, r√©sidentiel ou religieux, le patrimoine architectural est un fleuron de l’histoire de France. Le pr√©server n’est pas qu’une n√©cessit√©. C’est pour beaucoup de fran√ßais un besoin permettant de se rattacher √† ses racines, apprendre l’histoire, apprendre les techniques, faire preuve d’altruisme et de sens patriotique. C’est ce qui g√©n√®re une √©conomie sur le tourisme, donc l’h√ītellerie, la gastronomie, l’agriculture, les transports, les voyages, les sports, les activit√©s culturelles. L’architecture n’est pas qu’une photo de carte postale. C’est l’ADN entier de la nation, le lien charnel et tangible qui permet de briller localement et internationalement.

Parmi les actes de g√©n√©rosit√©, le b√©n√©volat pour la pr√©servation et la restauration du patrimoine devrait √™tre encourag√© √† l’√©cole, gagner des points aux examens par le courage et la qualit√© du service b√©n√©vole. Un passeport b√©n√©vole permettrait aux jeunes de pr√©parer leur carri√®re en participant √† des chantiers de r√©novation o√Ļ l’arm√©e des architectes, des artisans et des fournisseurs apporteraient une √©ducation adapt√©e au jeune √Ęge des candidats, c’est √† dire en cr√©ant un environnement paternaliste et protecteur pour donner le go√Ľt du travail et l’amour du travail bien fait.

Les particuliers qui habitent en zones class√©es monuments historiques devraient pouvoir b√©n√©ficier de cette main d’oeuvre b√©n√©vole sous la tutelle des artisans, des architectes et des entreprises de la logistique, location de mat√©riel et transport. En accueillant des jeunes chez eux, ils pourraient b√©n√©ficier des aides financi√®res pour faire diminuer le co√Ľt de leurs travaux et les villages pourraient recevoir des aides √† l’h√©bergement et l’accueil des jeunes. Faire venir le monde citadin en campagne ou dans les lieux class√©s monuments historiques permettrait de fournir un programme √©ducatif compl√©mentaire √† l’√©cole, offrir des vacances studieuses √† l’ensemble des fran√ßais, cr√©er des activit√©s de soutien scolaire pendant les vacances et √©lever le niveau de la France, notamment en math√©matiques.

Tous les m√©tiers de la r√©novation de patrimoine appellent √† conna√ģtre les maths, qu’il s’agisse de peser, de mesurer, de compter, de diviser, de multiplier et d’√©tablir des ratios ou de r√©soudre des √©quations. A titre d’√©ducation morale et spirituelle, les maths par la g√©om√©trie permet d’apporter un enseignement sur l’histoire de l’humanit√©, l’histoire des religions, le sens des religions, la part du politique, l’engagement politique, le sens d’un projet social et finalement, le sens de la vie.

L’√©cole

La g√©om√©trie est le premier langage parl√© par les enfants. Je propose donc d’en d√©velopper l’enseignement d√®s l’√©cole maternelle pour expliquer les maths par la logique g√©om√©trique et comprendre l’harmonie universelle, ce qui fonde la morale, ce qui fonde les lois. Progressivement, l’instinct de l’enfant pourra se d√©velopper pour cr√©er sa propre dialectique, c’est-√†-dire par le verbe ou par le geste et ainsi comprendre tr√®s t√īt ce qui convient le mieux, ce qui rend heureux pour trouver sa vocation. Choisir un parcours long ou un parcours court, avoir un m√©tier dans les sciences ou dans l’artisanat, savoir √©tablir des valeurs et donc des choix, grandir pour devenir mature et √©quilibr√©. Finalement, l’√©cole doit pouvoir former des adultes capables d’√™tre utiles √† leur pays, qu’ils soient inventifs, cr√©atifs et ing√©nieux. Qu’ils sachent survivre dans le monde de demain, loin des tentations d’un destin facile et perverti.

Les arts

Comme la g√©om√©trie, les arts sont un langage naturel et spontan√© qui permet de laisser √† voir toute la morale, toute la pens√©e, toute la fibre c√©r√©brale d’un pays. C’est le jus du fruit quand il est m√Ľr, ce par quoi on assouvit toutes les faims. Les arts se cultivent comme un jardin et c’est le r√īle du gouvernement pour susciter l’impulsion cr√©atrice, pour en inspirer le renouveau, pour en rassurer l’audace et pour en assouvir l’app√©tit par des aides √† tous les niveaux de la cha√ģne de cr√©ation. Disposer de produits de qualit√©, avoir un acc√®s facile et raisonnable √† ces produits, avoir le choix, la disponibilit√©, b√©n√©ficier de studios et de centres de cr√©ation. Avoir des galeries, des √©v√®nements r√©guliers, √™tre encourag√©, conseill√©, soutenu et prot√©g√©, cr√©er les outils financiers et fiscaux qui prot√®gent les artistes prioritairement √† tout autre. Aujourd’hui, ce sont les acheteurs que l’√©tat prot√®ge en d√©fiscalisant les oeuvres d’art. Ce sont √©galement les acheteurs qui sp√©culent √† l’encontre des artistes. Il faut un service de protection pour permettre aux artistes de bien vivre, sereinement, rester sur le territoire et √™tre prot√©g√©s. Une r√©gulation internationale s’impose pour le bien de l’humanit√©.

Le gouvernement

Le gouvernement est comme le m√©decin du peuple, celui qui √©coute et celui qui prescrit. Le Roi en est le garant, il veille √† l’√©quit√© entre tous les fran√ßais. Son autorit√© permet d’auditer, d’enqu√™ter, de contr√īler, d’√©valuer, de contredire, d’ouvrir des d√©bats publics, d’avoir recours aux juges pour demander un jugement. Le Roi peut interroger ses ministres et demander des comptes √† l’√©tat, c’est-√†-dire d√©classer, changer, remplacer, instruire une situation o√Ļ les ministres seraient d√©faillants. Le Roi peut s’appuyer sur les universit√©s publiques de la nation et donc encourager la recherche pour analyser et comprendre les √©volutions possibles, se donner les moyens de contredire, de critiquer, de r√©futer et d’exercer son choix. Le pouvoir du Roi est de faire ce qui est juste l√† o√Ļ la nature humaine chercherait √† pervertir. Le Roi repr√©sente le contre pouvoir des ministres. Il est guid√© et accompagn√© de sages dans toutes les d√©cisions importantes du pays. Le r√©f√©rendum constitue l’un des moyens de consulter le peuple sur les d√©cisions qui le touche, logement, famille, √©cole, salaires, nourriture, retraite. Le domaine quasi exclusif du Roi concerne les orientations de son arm√©e et la strat√©gie unanime de la souverainet√© fran√ßaise.

La finance

L’arm√©e, la finance, les deux choses sont li√©es. Le Roi doit veiller √† ce que la France reste souveraine et ma√ģtre de son destin. La finance ne doit jamais devenir une arme √† l’encontre de la France, des entreprises fran√ßaises ou des fran√ßais. Cela ne doit pas en constituer un poids non plus, c’est-√†-dire que le Roi est garant de la bonne comptabilit√© de l’√©tat. Son pouvoir d’audit, de contre-audit et de contr√īle est essentiel. Le Roi poss√®de sa propre monnaie mais il tol√®re les monnaies locales qui favorisent le maintien des emplois et d’un tissu √©conomique fort. Chaque monnaie locale doit √™tre labellis√©e et donc √©valu√©e sur les b√©n√©fices qu’elle produit. L’ensemble des monnaies constitue un terrain d’√©tude que le Roi a l’obligation d’auditer et de contr√īler. En sa qualit√© de souverain, le Roi lutte contre toutes formes de corruption, de blanchiment d’argent et de trafic d’influence. Il est le gardien et le gage de bonne sant√© du tr√©sor du pays.

Le projet de société

L’avenir de la France s’annonce sombre, explosion de la dette, perte de souverainet√© √©nerg√©tique, financi√®re, √©conomique. Continuer dans cette voix peut devenir irr√©m√©diable et ce n’est plus un changement de politique qui pourra sauver la France. C’est un changement de r√©gime pour “renverser les tables”, remettre la paix au coeur des d√©bats tant sur le plan national qu’international. Il faut une figure forte vers qui les parlementaires puissent se tourner, issus de tous bords et de toutes tendances politiques, capable de rassembler, d’unir les forces et surtout √©couter. Toutes les plus grandes innovations de la France n’ont jamais √©t√© des choix politiques, des choix financiers ou industriels. Ils ont √©t√© des choix issus de la passion d’hommes et de femmes, libres, qui avaient √† cŇďur le bien commun. Beaucoup d’innovations sont parties hors de France, parce que la politique et la finance s’√©taient tromp√©s, mais beaucoup d’innovations sont rest√©es parce que le cŇďur de France, ce sont les fran√ßais.

Le projet social, c’est de penser le long terme avec tous et pour tous, reconna√ģtre l’urgence des enjeux sociaux, soci√©taux, environnementaux, climatiques. C’est reconna√ģtre l’urgence des challenges industriels et commerciaux, valoriser le pays et les territoires. C’est reconna√ģtre l’urgence des enjeux diplomatiques en cr√©ant une structure de co-d√©veloppement avec les pays du Sud. C’est reconna√ģtre que l’immigration est avant tout une question d’humanit√©, ce que l’on fait pour d√©velopper les pays du Sud et ce que l’on met en place pour le permettre. C’est reconna√ģtre enfin qu’on ne na√ģt qu’une fois et que tous ceux qui proposent de rena√ģtre sont des charlatans. Le projet social, c’est de re-conna√ģtre et donc de s’enrichir de la connaissance pour ouvrir les yeux ensemble vers un monde meilleur, vers un monde plus humain et un monde plus beau.

L’h√©ritage

Le bon Roi de France est un h√©ritier de la couronne, gage de la souverainet√© territoriale, morale, militaire et financi√®re. Il r√®gne √† vie. Son h√©ritier est approuv√© par le peuple par r√©f√©rendum populaire, c’est-√†-dire que le peuple peut choisir d’√™tre gouvern√© par un Roi ou un pr√©sident. Le Roi peut choisir de d√©missionner. Il peut aussi √™tre destitu√© par d√©cision populaire ou ramen√© √† la t√™te du pays. Le Roi peut transmettre sa couronne au plus qualifi√© de ses h√©ritiers qu’il ou elle soit le premier, le deuxi√®me ou le dernier. C’est le Roi qui choisit la meilleure part de lui-m√™me capable de porter l’engagement d’une vie. Le conjoint du Roi est de sexe oppos√© pour maintenir la bonne tenue du royaume et la repr√©sentativit√© des deux sexes √† la t√™te de l’√©tat. Le couple royal est muni de fonctions compl√©mentaires, mais seul le Roi est autoris√© √† r√©gner. Le conjoint est accompagn√© de sa propre cour de sages pour veiller au bon d√©roulement des progr√®s dans le pays. Le conjoint veille √† la bonne sant√© sociale, morale et sanitaire du pays.

Conclusion

Toutes les id√©es d√©finissent la Majest√© de la France pour laquelle un Roi deviendrait vital, hors la France est en √©tat d’urgence. Elle est divis√©e et tiraill√©e par des extr√™mes inconciliables. Elle est tenaill√©e par un Centre de gredins, voleurs, menteurs et tra√ģtres √† leur pays. S’il y avait un Roi, j’en appellerais au coup d’√©tat pour renverser le tra√ģtre pr√©sident, le juger, le condamner, le destituer et apporter un p√®re √† la nation, un bienfaiteur, un sage parmi les sages, une Eminence indiscutable qui aime la France et est aim√© des fran√ßais.

Je jetterais aux oublis les monarchies de paillettes qui ne brillent que par le bruit qu’elles font et je veillerais que le bon Roi de France soit couronn√©, symbole de lumi√®re et symbole de foi. Par del√† le Roi, c’est toute la lumi√®re d’un peuple qui verrait le jour pour trouver l’harmonie et la paix. Aujourd’hui, lundi de P√Ęques, j’en appelle √† toutes les forces du pays pour que la France redevienne ce fleuron, inspiratrice des beaut√©s du monde, la huiti√®me, neuvi√®me et dixi√®me merveille que le ciel ait donn√©.

Mon bon Roi, j’esp√®re que vous soyez √† l’id√©e son chevalier le plus fid√®le, porteur d’une tradition, gardien du temple, fils bien aim√© de cette tradition qui lie la royaut√© de France √† l’id√©al universel, p√®re et souverain, le premier d’entre tous les fran√ßais, leur guide, leur drapeau. De tout cŇďur, celui de la France, j’esp√®re voir revivre une foi curieuse, philosophe, heureuse, paisible, sto√Įque, bienheureuse, illumin√©e, audacieuse, pionni√®re, avant-gardiste et j’esp√®re que vous saurez en √™tre l’inspiration, la nouveaut√©, la justesse, la justice, le bon droit. La France n’est pas qu’un pays, c’est aussi le ciel et la terre. J’esp√®re que vous saurez trouver l’√©quilibre entre les deux.

J’ai h√Ęte de pouvoir vous servir et je vous salue bien.

Joyeuses P√Ęques. Joyeuse re-√©volution.

Votre serviteur.

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