What’s The Matter With Delaware? by Hal Weitzman

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Transcription complète de l’article pour ceux qui veulent pouvoir lire la traduction en français: https://news.uchicago.edu/how-tax-dodging-and-corporate-secrecy-found-home-delaware-hal-weitzman

Le PDF de l’article en français:

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Le PDF de l’article original en anglais

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La page Wikipedia sur l’histoire du Delaware où l’on apprend, notamment, comment certains français ont fait fortune dans le Delaware. Personnellement, plus je me renseigne sur McKinsey et plus je me dis que la France est impliquée là-dedans. Ce n’est pas seulement l’influence américaine qui est en jeu, l’Amérique pour influencer la France, mais plutôt une certaine classe d’individus en France cherchant à s’appuyer sur les réseaux américains pour imposer leur vision de l’état.

L’article ci-dessus est intéressant car il montre comment les “corporations” défiscalisent. D’un côté, on peut se dire que payant moins de taxes, ces corporations peuvent offrir des produits qui seraient peut-être inabordables s’ils étaient sur-taxés, mais d’un autre côté, les charges de l’état retombent sur les contribuables. Les personnes physiques payent les taxes pour les personnes morales et ce qui en fait un délit, c’est l’état de droit tel définit d’un état à l’autre. Peut-on considérer Walmart, Home Dépôt et Google comme un “service public” et qu’est-ce qui fait du Delaware un outil?

Lorsque l’on transpose cette problématique des taxes vers la France, on voit bien l’intérêt de certains grands groupes français pour le Delaware, car eux aussi peuvent faire de l’évasion fiscale par le biais de sociétés anonymes. En contre partie, des sociétés comme McKinsey allègent le fardeaux qu’ont les grands groupes de devoir tout assumer. Transfert de responsabilités, transfert de fonds, transfert de dettes, beaucoup de groupes n’existeraient sans doute pas sans l’évasion, car par principe, c’est l’évasion qui les lie entre eux, comme une nouvelle espèce d’hommes, au-dessus de tous. Ils chassent ensemble, ils jouent au golf ensemble et ils cachent leurs bonnes affaires au public ensemble. Neuilly est sans doute le lien le plus direct entre McKinsey et l’Elysée sans passer par New-York ou le Delaware. Le Delaware n’est qu’un outil que l’Amérique autorise et précisément parce que cela lui rapporte beaucoup d’argent.

Quand la finance prend le pouvoir comme c’est le cas des banques et des sociétés de crédit dont le siège est dans le Delaware, le monde ne vit plus qu’au rythme des excès. Le monde se dessine par eux et pour eux, comme Chase Manhattan et J.P. Morgan en 1981, les mêmes qui en 2007 conduisaient le monde à la crise:

Et cela découle d’une histoire qui remonte à 1981, lorsqu’il y a eu une bataille pour attirer les grandes banques de New York et que le Delaware a invité Chase Manhattan et J.P. Morgan, deux des plus grandes banques, à former un groupe de travail secret pour rédiger les lois qui gouvernerait le Delaware et donc l’ensemble des États-Unis. Parce que si vous y réfléchissez, si je suis autorisé à facturer des intérêts illimités, alors cela s’applique partout. Il n’y a rien qu’un autre État puisse faire à ce sujet, car une fois qu’une société de cartes de crédit s’est enregistrée dans le Delaware, les règles du Delaware s’appliquent, pas les règles des autres États. Cela neutralise donc toute tentative ailleurs de mettre en place des plafonds de taux d’intérêt. Vous vous souvenez peut-être qu’au bon vieux temps avant 1981, il y avait des plafonds de taux d’intérêt dans de très nombreux États, mais le Delaware a effectivement été en mesure d’aider à s’en débarrasser. Ainsi, les règles qu’ils ont rédigées en 1981 permettaient aux prêteurs de facturer des taux d’intérêt illimités, d’augmenter les taux d’intérêt rétroactivement, de prélever des frais illimités et de saisir les maisons appartenant à des personnes en défaut de paiement sur leur carte de crédit.

Original text: “And that flows from a history that dates back to 1981, when there was a battle to attract the big New York banks and Delaware invited Chase Manhattan and J.P. Morgan, two of the biggest banks, to form a secret task force to write the laws that would govern Delaware and therefore the whole of the United States. Because if you think about it, if I’m allowed to charge unlimited interest, then that pertains everywhere. There’s nothing another state can do about that because once a credit card company registers in Delaware, the rules of Delaware apply, not the rules of the other states. So this neuters any attempt elsewhere to put interest rates caps in place. You may remember in the good old days before 1981, there were interest rate caps in many, many states, but Delaware effectively was able to help get rid of those. So the rules that they wrote in 1981 enabled lenders to charge unlimited interest rates, to raise interest rates retroactively, to levy unlimited fees, and to foreclose on homes belonging to people who defaulted on their credit card.

Source: https://news-uchicago-edu.translate.goog/how-tax-dodging-and-corporate-secrecy-found-home-delaware-hal-weitzman?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=en&_x_tr_pto=op,wapp

La crise financière revient avec un président américain qui a été pendant 36 ans le sénateur du Delaware. L’auteur de l’article a beau vouloir démontrer que le Président Biden n’était pas l’architecte du système, mais un produit dérivé, sa longévité dans le Delaware en fait un écrou de taille et consentant, probablement facilitant et appuyé par de nombreuses affaires. Le monde est en crise, la guerre menace, la France bascule et le Delaware fait le jeu. Tout ce qu’il y a de plus terrifiant dans cela, c’est que la France devient un état géré comme le Delaware, dessinant un système de castes privilégiées. L’idéologie McKinsey est comme celle des amis qui se ressemblent, ils finissent toujours pas s’assembler hors radars du public. Tant que l’argent circule…