Nouvelle enquête sur Mckinsey aux USA

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Dans une récente vidéo, Florian Philippot revient sur l’affaire McKinsey, ou les affaires devrais-je dire. Il apporte cette information intéressante sur la lettre à Bob Sternfels, Global Management Partner de McKinsey, par huit membres du Congrès Américain . Je vous renvois à mon post sur “Les 3 singes” pour savoir qui est Bob Sternfels. La lettre est la suivante:

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J’ai décidé de contacter les huit membres du congrès auteur de la lettre en vue de les informer sur mes enquêtes, et notamment, le rôle joué par certains employés de McKinsey qui ont une double casquette dans certains gouvernements. Notamment le gouvernement français et ce dans un contexte où la Chine redessine ses routes “Belt and Silk” par le rachat de ports, d’aéroports et de structures stratégiques. A ce sujet, je vous renvoie vers l’étude de l’IRSEM de l’année dernière, en octobre 2021. A la même époque, Le Monde, L’Express, Le Figaro, Ouest-France dénonçaient l’influence chinoise dans les université françaises.

En 1998, lorsque l’UNESCO me piratait sous la gouverne de Geneviève Domenach-Chich, ex-ambassadrice de l’UNESCO en Chine, mariée à un sinologue, et bien cette année là et toutes les années qui ont suivies, lorsque je racontais mon histoire, on me prenait, dans le meilleur des cas pour une complotiste. En 2015, lorsque je suis arrivée aux USA, personne ne remettait en cause les intentions de la Chine. Combien de morts aujourd’hui, victimes directes et indirectes de l’influence chinoise.

Qu’on ne se trompe pas, ce n’est pas directement la Chine que je mets en cause. Ceux que je mets en cause sont les politiques, oligarques, patrons d’industries occidentaux qui ont mis la Chine dans cette position de toujours en vouloir plus. Au début, la Chine pris ce qu’on lui donnait dans un contexte politique qui ne pouvait pousser qu’à plus d’ambitions. Aujourd’hui, ces ambitions-là se payent alors même que l’Occident est en déclin. Déclin industriel, déclin moral, déclin sociétal. Le déclin financier commence tout juste alors que le monde est en guerre, c’est à dire que d’autres pays ont rejoint le cartel des ambitions. Hors, ces pays là n’ont pas le même système d’éthique et alors même que l’Occident s’absoud de ses propres règles.

L’esprit colonial se trouve encore aujourd’hui dans de nombreux pays jadis colonisés. Il y a l’esprit du colonisateur, détaché de tout, centré sur lui même et ses propres intérêts. Puis il y a l’esprit du colonisé, rarement résigné mais qui a appris à s’adapter avec une perception individuelle différente. McKinsey représente un système où l’esprit colonisateur n’a pas beaucoup évolué. Avec plus de 50% de ses employés recrutés à Stanford, McKinsey est devenu une idéologie avec une mission, celle d’uniformiser la pensée mondiale, former les leaders du monde à leur propre façon de penser, leur politique. L’association d’une idéologie avec un pays totalitaire comme la Chine est une façon d’arriver plus facilement à son but, contrôler puis contraindre. Le terme “contrôle” est d’ailleurs sur leur page en même temps qu’ils parlent des problèmes du monde et de ses 9 milliards d’habitants. McKinsey veut uniformiser toutes les solutions en effaçant le contexte culturel comme celle des politiques locales sur les forêts, et la Chine a déjà fait ce travail là, de l’éffacement.

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Le problème du pass sanitaire en France n’est pas qu’un problème de santé publique. C’est un problème de tremplin puisque qu’en imposant un système sur la France, l’idée de McKinsey est d’influencer d’autres pays à les suivre. Hors, les conséquences sur les libertés publiques sont réelles. Surveillance, répression, totalitarisme. La Chine moderne ne s’est pas faite toute seule, elle a concentré tous les esprits les plus perverts de l’Occident qui n’ont pour ambition que leurs profits. On l’a vu au travers la désindustrialisation de l’Occident, ce n’est pas la Chine qui a fermé les usines Occidentales. Ce sont les Occidentaux qui ont transféré leurs usines. La Chine commence tout juste depuis quelques années à développer ses propres produits en ayant appris tout le savoir faire qui lui était transféré.

Encore une fois, il est difficile de blamer la Chine pour avoir voulu se développer. Les Chinois ont fait ce que Confucius leur aurait dit de faire, c’est à dire résoudre leurs problèmes immédiats là où l’Occident faisait l’inverse en cherchant à imposer ses idées, ses technologies, ses contrats, ses lois. Pendant que Stanford s’occupe des 9 milliards d’habitants sur la terre, certains pays ont décidé de changer l’échelle des valeurs, à commencer par se souvenir qu’une nation est une liberté. Une nation offre des droit et des libertés, c’est du moins ce que les démocraties proposent. Hors, qu’ont-elles fait?

Lorsque j’ai dû faire face aux sabotages et aux menaces dans mon entreprise, j’avais bien conscience que la Chine était toujours là, dans l’identité de ceux qui me nuisaient. Mais la réalité, c’est que ceux qui me nuisaient étaient français et que c’est munis de leur libre arbitre qu’ils ont décidé de le faire, de la même manière que le transfert de technologies s’est fait avec le libre arbitre des industriels partis faire fortune en Chine. Le libre arbitre se façonne par l’idéologie, qui elle-même se façonne par l’idée, cette mécanique de l’esprit qui fait croire qu’un équilibre prévaut, comme s’il fallait se tenir sur un vélo à deux roues comme un vélo à une seule; comme s’il fallait toujours pédaler de la même façon. Ce que je veux dire par là, c’est que les idées peuvent être trompeuses et surtout lorsque les personnes pensent différemment leur place dans une nation, expats, colons, colonisés ou personnes rendues esclaves d’un système financier oppressant. L’idée de groupe change suivant le système de contrôle auquel on appartient.

Au lieu de blâmer la Chine, je pense que l’Occident aurait mieux à faire en repensant ses relations occidentales. A l’Eurovision par example, on ne s’attend pas à ce que tout le monde parle la même langue, joue la même musique et entonne le même refrain, mais on s’attend à ce que toutes les individualités représentent quelque chose où des nations, des peuples vont se reconnaître dans le jeu. Il n’est pas rare d’aimer la musique d’un autre pays, mais l’important est de se dire que la musique de son pays n’était pas si mal, qu’on aura tout fait pour mériter d’être dans la compétition. Hors, certains pays d’Occident sont à un tel niveau de désindustrialisation qu’on se demande ce qu’ils font dans le jeu. Lorsque McKinsey tire les ficelles et que l’affaire fait scandale, c’est un peuple qui demande si on aurait pas mérité mieux et surtout si ceux qui s’enrichissent du déclin français méritaient vraiment ce peuple là.

Quand McKinsey porte les couleurs de l’Amérique, il paraît utile de savoir quelle Amérique. Le siège de McKinsey est dans le Delaware, un état très particulier dans sa taille et sa composition. C’est presque un état boite postale avec pour principale industries l’agriculture, la pêche et la finance. Avec très peu de taxes gouvernementales, c’est un état tampon entre l’Amérique et d’autres réseaux financiers au monde. L’état fédéral ferme les yeux sur ce qui s’y passe parce que précisément, il ne s’y passe rien de stratégique en dehors de la finance. C’est une source de puisement de ressources financières étrangères, la tontine du monde. Avec toute cette mane financière, McKinsey est devenu le spécialiste international du conseil pour écouler cet argent. Stanford, c’est la version Hollywood de McKinsey, de l’idée à l’idéologie. De la même manière que la Chine a infiltré tous les réseaux d’Hollywood, Stanford est la “backdoor” de la Chine pour influencer tous ceux qui croient encore au mythe d’Hong-Kong et de Taïwan, deux portes d’entrée vers la tech. Les deux portes en eaux territoriales chinoises. La Chine, c’est tout un monde derrière eux.

Les huit membres du Congrès Américain auteurs de la lettre à McKinsey représentent 7 états américains. La Floride avec Marc Rubio et Brian Mast, le New Jersey avec Christophe H. Smith, le Montana avec Steve Daines, le Missouri avec Vicky Hartzler, l’Oklahoma avec James Lankford, la Californie avec Michelle Steel, et l’Arkansas avec Tom Cotton. Des états avec des ambitions, des idéologies et des problématiques différentes. Comment imaginer que McKinsey ne se mette pas sur la défensive et que l’entreprise ajuste sa stratégie internationale pour mieux influencer l’Amérique de l’extérieur. A ce jeu là, la France est devenue un levier pour soulever le monde, un point charnière d’influence tout azimut. Savoir si les français y résisteront.

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